Dès 1984, il situe le commencement de son travail de peintre,et utilise d'emblée des images de BD s'inspirant du travail d'Hergé:il reproduit à la gouache des vignettes issues des albums de Tintin qu'il peint quatre fois, découpe en petits carrés et recolle de manière à ce que l’image agrandie par quatre se trouve à la fois recomposée et éclatée, inspiré à l'époque par les mouvements "Bazooka" et "Elles sont de sortie" issus de la B.D. underground néo-punk.
L’utilisation de fragments et d’éléments modulables dans son travail provient d'un intérêt pour des domaines tels que la génétique et le jeu de Tarot. En ce sens, il semble tout à fait proche de Robert Filliou qui se disait “attentif aux tentatives actuelles pour relier la tradition et la science” et qui pensait que l’art pouvait jouer un rôle important de ce point de vue.
En 2000, il choisi le format 10 X 20 centimètres pour ses réalisations plastiques, collages de tissus africains et d’aplats colorés et marouflage de B.D. A La lecture du livre « Le serpent cosmique » de Jérémy Narby il découvre la connexion établie par cet auteur entre les structures de l’A.D.N. et les cosmogonies des civilisations dites archaïques autour des mythes du serpent, du dragon et des origines de la vie. La présentation de ses installations s’inspire de ces constructions symboliques (Tarot, Yi-King) ou concrètes (cellules, A.D.N.).
En 2004, je créai un double conceptuel : innuit siniswichi. Ce personnage fait le lien entre diverses pratiques artistiques : photos, performances, vidéos, éditions, B.D…. Il a une liberté qui excède celle de son auteur, lui permettant ainsi de vivre de nouvelles aventures artistiques.